Accessibilité des escaliers : la mise aux normes des escaliers pour les personnes handicapées

Dès lors qu’il est impossible de remplacer les escaliers par un ascenseur, sa mise aux normes est obligatoire pour les établissements recevant du public. Pour ce faire, des critères précis doivent être respectés. Quels sont-ils ?  

Ce que dit la loi

D’après l’article 7-1 de l’arrêté du 1er août 2006

  • « Les escaliers doivent pouvoir être utilisés en sécurité par les personnes handicapées y compris lorsqu’une aide appropriée est nécessaire. La sécurité des personnes doit être assurée par des aménagements ou équipements facilitant notamment le repérage des obstacles et l’équilibre tout au long de l’escalier »
  • « A cette fin, les escaliers ouverts au public dans des conditions normales de fonctionnement doivent répondre aux dispositions suivantes, que le bâtiment comporte ou non un ascenseur »

Et ces textes sont renforcés par l’article R.111-19-2, article 7-1 qui stipule :

  • «  En haut d’un escalier, un revêtement de sol doit permettre l’éveil de la vigilance à une distance de 0,50m de la première marche grâce à un contraste visuel tactile »
  • « La première et la dernière marche doivent être pourvues d’une contremarche d’une hauteur minimale de 10 cm, visuellement contrastée par rapport à la marche »

Ces deux derniers points ont été renforcés par l’arrêté du 20 avril 2017 qui dit :

« Cette distance peut être réduite à un giron de la première marche de l’escalier lorsque les dimensions ou la configuration de celui-ci ne permettent pas une installation efficace du dispositif à 0,50m »

Les règles à respecter

Les principaux points à respecter pour la mise aux normes d’un escalier sont :

  • Les mains courantes : elles doivent être présentes de part et d’autre l’escalier et la largeur entre elles doivent être de 120 cm. A part cela, elles doivent être situées à une hauteur de 80 à 100 cm, se prolonger, horizontalement, au-delà de la première et de la dernière marche de chaque volée et être, visuellement contrastée, par rapport à l’ensemble de l’escalier
  • Les marches : les marches doivent afficher une hauteur inférieure ou égale à 16 cm et elles doivent toutes être de la même hauteur
  • La contremarche : les marches doivent être pourvues de contremarches et la première et la dernière d’entre elles doivent être visuellement contrastées et afficher une hauteur minimale de 10 cm depuis la marche inférieure
  • Les nez de marche : ils doivent être non-glissants, visuellement contrastés (sur 3 cm au moins) et ne pas trop déborder de la contremarche (une dizaine de millimètres suffit), en savoir plus sur les nez de marche antidérapants ici.
  • La bande d’éveil à la vigilance : celle-ci doit être fixée à 50 cm avant et après la volée d’escalier afin de prévenir les personnes malvoyantes de la présence d’un danger potentiel
  • Le giron : il doit mesurer plus de 28 cm
  • La lumière : chaque recoin des escaliers doit être bien visible. Il faut toutefois éviter une lumière trop éblouissante qui attaquerait le regard des utilisateurs